Les premières voitures gabéricoises
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| + | <i>Quelles ont été les premières voitures à moteur à explosion qui ont pétaradé sur les routes gabéricoises avant, pendant et après la guerre de 1939-45 ? </i> | ||
| - | <i>Quelles ont été les premières voitures à moteur à explosion qui ont pétaradé sur les routes gabéricoises avant, pendant et après la guerre de 1939-45 ? | + | Telle est la question et le début d'une enquête. Celle-ci est loin d'être close et sera enrichie au fur et à mesure des témoignages. Toute information et commentaires seront les bienvenus. |
| - | Telle est la question et le début d'une enquête. Celle-ci est loin d'être close et sera enrichie au fur et à mesure des témoignages. | + | <br><center>__TOC__</center> |
| - | + | |valign=top|[[Image:ChevronCitroen.jpg|right]] | |
| - | Toute information et commentaires seront les bienvenus.</i> | + | |} |
| - | + | Autres lectures : {{Tpg|Le grand taxi populaire du casse du STO en 1944}}{{Tpg|François Balès (1921-1944), résistant}}{{Tpg|JACQ Angèle - Ils n'avaient que leurs mains}}{{Tpg|Le coup du STO raconté par Jean Le Corre}}{{Tpg|Marie Blanchard (1896-1976), sage-femme}} | |
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| - | ==LE TAXI DU BOURG (1944)== | + | ==Le taxi du Bourg (1936-1950)== |
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| - | |width=60% valign=top|Les Gabéricois ont gardé le souvenir du cambriolage des papiers du STO (*), et de leur rapatriement de Quimper au fournil du boulanger du Bourg. Le transport de ces papiers s'est effectué dans la voiture taxi de l'oncle de François Balès. | + | |width=48% valign=top {{jtfy}}| |
| + | Les Gabéricois ont gardé le souvenir du cambriolage des papiers du STO <ref>Le cambriolage du STO et le souvenir de Fanch Balès fusillé en 29 août 1944 près de Plomodiern a fait l’objet de nombreux articles sur le site GrandTerrier dont le témoignage de Jean Le Corre, le CD et plaquette « Destruction du fichier du STO » par l'Association Amicale des Anciens de la Tour d'Auvergne, des extraits du roman d’Angèle Jacq « Ils n’avaient que leurs mains », le témoignage de Catherine Peton née Balès, des cérémonies du souvenir ..</ref>, et de leur rapatriement de Quimper au fournil du boulanger du Bourg. Le transport de ces papiers s'est effectué dans la voiture taxi de l'oncle de François Balès. | ||
| - | Angèle Jacq, dans son roman "Ils n'avaient que leurs mains" parle d'une Citroën et la décrit ainsi : "Une grosse voiture noire et carrée est arrêtée. Porte-bagages sur le hayon et galerie sur le toit, le taxi est imposant". | + | Dans son roman « [[JACQ Angèle - Ils n'avaient que leurs mains|Ils n'avaient que leurs mains]] », Angèle Jacq parle d'une Citroën et la décrit ainsi : « <i>Une grosse voiture noire et carrée est arrêtée. Porte-bagages sur le hayon et galerie sur le toit, le taxi est imposant</i> ». |
| - | Jean Le Corre qui accompagnait Fanch Balès lors de l'expédition du STO témoigne quant à lui qu'il s'agissait d'une Renault Celta 4. La Celta 4 a-t-elle existé en version allongée de type taxi, ou était-ce une version berline que Fanch Balès a conduite le 4 janvier 1944 ? Ou alors, comme pense d’autres anciens, il s’agissait d’une Citrôen B14 ou C4 aux formes plus carrées et souvent utilisées comme taxi. | + | Jean Le Corre qui accompagnait Fanch Balès lors de l'expédition du STO témoigne quant à lui qu'il s'agissait d'une Renault Celta 4. Mais il s'est trompé, car les photos conservées dans la famille Balès l'attestent bien : il s'agit bien d'une Citroën Rosalie. Pour en savoir plus (autres photos, anecdotes ...) voir l'article qui lui est consacré : {{Tpg|Le grand taxi populaire du casse du STO en 1944}} |
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| - | |[[Image:Celta4.jpg|right|thumb|350px|Renault Celta 4 Berline de 1937]] | + | |width=48% valign=top {{jtfy}}| |
| + | [[Image:TaxiBalès.jpg|right|thumb|350px|Citroën Rosalie d'Hervé Balès]] | ||
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| - | |width=10% valign=top|modèle | + | |width=50%|Modèle : Citroën Rosalie <ref name=Wikipedia>Fiches de Wikipedia consacrées aux voitures des années 1930.</ref> |
| - | |width=90%|Renault Celta 4 <small><u>(Réf. site Jean-Pierre Lecruchon sur free.fr)</u></small> | + | |
| - | |- | + | La Citroën Rosalie désigne un ensemble de modèles automobiles construits par Citroën de 1932 à 1938. |
| - | |width=10% valign=top|histoire | + | |
| - | |width=90%|En Mai 1934 Renault présente une berline de milieu de gamme, la Celtaquatre. | + | Au départ Rosalie faisait référence à un modèle « de course » de 8 CV qui a établi une série de records sur l'anneau de Monthléry. |
| - | Elle est restée dans la production jusqu'en 1938 | + | |width=50%| |
| - | <br>la Celtaquatre est la première Renault à se plier aux contraintes de l'aérodynamique. | + | Le modèle fut commercialisé sous différentes dénominations et puissances : |
| - | <br> Le modèle de 1935 se caractérise par une autre innovation : un capot à fentes horizontales, qui remplace le capot à trois volets. | + | *8 CV, 10 CV (des 4 cylindres), et 15 CV (une 6 cylindres) |
| - | <br>Un moteur puissant à régime lent et une faible consommation d'essence (moins de 8 litres aux 100 km). | + | *7 et 11 Mi (à moteur culbuté) dérivés des 7 et 11 CV à traction avant. |
| - | |- | + | |
| - | |width=10% valign=top|mécanique | + | Modèles précédents Citroën : C4 et C6 |
| - | |width=90%| Moteur 4 cylindres de 1463cm3 (avec un alésage de 70 mm et une course de 95 mm), Puissance fiscale 8 CV 30 ch, Boite 3 rapports, 5 Places assises | + | |
| + | Modèles suivants Citroën : Traction avant | ||
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| - | ==LA CITROËN DE L'USINE BOLLORE (1939)== | + | ==La Citroën de l'usine Bolloré (1939)== |
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| - | |width=60% valign=top|La Citroën d’Odet était conduit avant guerre par Henri Gourmelen, ex pompier de Paris et moniteur des gymnastes de la clique des Paotreds. | + | |width=48% valign=top {{jtfy}}| |
| + | La Citroën d’Odet était conduit avant guerre par Henri Gourmelen, ex pompier de Paris et moniteur des gymnastes de la clique des Paotreds. | ||
| - | Témoignage d'Henri Le Gars, le gendre : "Le père Gourmelen conduisant une vieille Citroën B14 des Bolloré pour les besoins de l’usine et pour faire les courses à Quimper de la grand-mère Bolloré qui notait ses commissions dans un carnet. Cette voiture pouvait transporter plus de 10 personnes, on l’appelait même le panier à salade." | + | Témoignage d'Henri Le Gars, le gendre : « <i>Le père Gourmelen conduisant une vieille Citroën B14 des Bolloré pour les besoins de l’usine et pour faire les courses à Quimper de la grand-mère Bolloré qui notait ses commissions dans un carnet. Cette voiture pouvait transporter plus de 10 personnes, on l’appelait même le panier à salade</i> ». |
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| - | |[[Image:B14coach.gif|right|thumb|350px|Citrën B14 Version Coach de 1926]] | + | |width=48% valign=top {{jtfy}}| |
| + | [[Image:B14coach.gif|right|thumb|350px|Citrën B14 Version Coach de 1926]] | ||
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| - | |width=90%|Citroën B14 <small><u>(Réf. site Jean-Pierre Lecruchon sur free.fr)</u></small> | + | Modèle : Citroën B14 <ref name=Lecruchon>Site de Jean-Pierre Lecruchon sur free.fr consacré aux voitures anciennes</ref> |
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| - | |width=10% valign=top|histoire | + | Le type B14 a été lancé au salon de Paris en octobre 1926. |
| - | |width=90%|Le type B14 a été lancé au salon de Paris en octobre 1926. | + | |
| - | Elle devait s' appeler B13 mais André Citroën changea le nom en B14 à la dernière minute pensant que la clientèle serait méfiante du chiffre porte malheur 13. | + | Elle devait s'appeler B13 mais André Citroën changea le nom en B14 à la dernière minute pensant que la clientèle serait méfiante du chiffre porte malheur 13. Le radiateur devient plat et son capot percé de huit fentes latérales. |
| - | <br>Le radiateur devient plat et son capot percé de huit fentes latérales. | + | |width=50%| |
| - | <br>Le taxi B14 remplace les taxis Type A et B2. Moteur 1 539 cm3, 22 ch à 2 300 tr/mn . Trois carrosseries sont proposées : landaulet, conduite intérieure et conduite intérieure décapotable, la plupart peintes en jaune et noir. 4 659 exemplaires seront fabriqués | + | La B14 deviendra bientôt "l'increvable" et sera l'un des plus grands succès automobile de l'entre-deux-guerres. Berline, torpédo commercial, cabriolet décapotable 2 et 4 places, coach 2 portes-4 places, conduite intérieure 6 glaces, familiale 7 places. |
| - | <br>La B14 deviendra bientôt "l'increvable" et sera l'un des plus grands succès automobile de l'entre-deux-guerres. Berline, torpédo commercial, cabriolet décapotable 2 et 4 places, coach 2 portes-4 places, conduite intérieure 6 glaces, familiale 7 places. | + | |
| - | |- | + | Modèles précédents Citroën : B12 |
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| - | |width=90%|4 cylindres en ligne à soupapes latérales, culasse amovible. Cylindrée 1 539 cm3 (70 x 100 mm), 9 ch. fiscaux. Puissance réelle 22 ch. à 2 300 tr/mn. Vilebrequin renforcé à deux paliers, carburateur solex : 26 BFHG 26 HBFG 26 GHF, Carter huile 4 litres, Allumage par magnéto (puis magnéto batterie),L'ordre d'allumage1-3-4-2, Boîte de vitesses, 3 vitesses + marche arrière 1ere non synchro, Circulation d'eau 8 litres, par thermosiphon. Radiateur plat de grande surface et ventilateur. Graissage sous pression. Performance 80km/h, Consommation 8.5 litres aux 100 | + | Modèles suivants Citroën : C4 et C6 |
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| - | ==LES VOITURES DE LESTONAN/STANG-VENN (1935-1937)== | + | ==Les voitures de Lestonan-Odet (1935-1937)== |
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| - | |width=60% valign=top|La voiture ci-contre est celle du boucher Pierre Rospape qui n'avait pas encore son permis, et c'est le père Gourmelen, chauffeur à l'usine, qui était le « moniteur d’auto-école ». Sur la photo, on reconnaît les personnes suivantes en majorité commerçants à Lestonan : | + | |width=48% valign=top {{jtfy}}| |
| + | La voiture ci-contre est celle du boucher Pierre Rospape qui n'avait pas encore son permis, et c'est le père Gourmelen, chauffeur à l'usine, qui était le « moniteur d’auto-école ». Sur la photo, on reconnaît les personnes suivantes en majorité commerçants à Lestonan : | ||
| *à gauche, Marianne Huitric, la crèpière ; son mari Joseph Niger, le papetier, et à l'intérieur Jean Guéguen, le fils du boulanger. | *à gauche, Marianne Huitric, la crèpière ; son mari Joseph Niger, le papetier, et à l'intérieur Jean Guéguen, le fils du boulanger. | ||
| *sur le marchepied : Alain Niger ; Lisette Niger ; Marie-Jeanne Rospape (avec Georgette Guéguen sur ses genoux) ; Robert Niger. | *sur le marchepied : Alain Niger ; Lisette Niger ; Marie-Jeanne Rospape (avec Georgette Guéguen sur ses genoux) ; Robert Niger. | ||
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| D'après les souvenirs d’anciens du quartier, il s'agissait soit d'une Citrôen, soit d'une Renault. Nous avons soumis la photo à Pierre Monsel, spécialiste des voitures anciennes et sa réponse est la suivante : "<i>On voit que les jantes sont fixées avec 5 tocs. La B14 n'en n'a que 4 (ou 6 pour la B15). Si l'allure générale fait penser à une Citroën, je pencherais plutôt pour une version Torpédo de la C4 qui a succédé à la B14 au catalogue de Javel</i>". | D'après les souvenirs d’anciens du quartier, il s'agissait soit d'une Citrôen, soit d'une Renault. Nous avons soumis la photo à Pierre Monsel, spécialiste des voitures anciennes et sa réponse est la suivante : "<i>On voit que les jantes sont fixées avec 5 tocs. La B14 n'en n'a que 4 (ou 6 pour la B15). Si l'allure générale fait penser à une Citroën, je pencherais plutôt pour une version Torpédo de la C4 qui a succédé à la B14 au catalogue de Javel</i>". | ||
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| - | |[[Image:Voiture1935.jpg|right|thumb|350px|1935 - la Citroën du boucher]] | + | |width=48% valign=top {{jtfy}}| |
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| - | |width=90%|Citroën C14 <small><u>(Réf. site Jean-Pierre Lecruchon sur free.fr)</u></small> | + | Modèle : Citroën C4 <ref name=Lecruchon>Site de Jean-Pierre Lecruchon sur free.fr consacré aux voitures anciennes</ref> |
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| - | |width=10% valign=top|histoire | + | Présentée au salon de 1928 sous le nom de AC4, la C4 rappelle, par ses formes générales, la B14 à laquelle elle succède. |
| - | |width=90%|Présentée au salon de 1928 sous le nom de AC4, la C4 rappelle, par ses formes générales, la B14 à laquelle elle succède. | + | |
| Le châssis existe en deux empattements : Normal pour les berlines, cabriolets, et faux cabriolets et Long pour les conduites intérieures, torpédos et taxi. | Le châssis existe en deux empattements : Normal pour les berlines, cabriolets, et faux cabriolets et Long pour les conduites intérieures, torpédos et taxi. | ||
| - | <br>La C 4 était disponible dans une variété de carrosseries comprenant , | + | |
| - | Berline Luxe 4places, Conduite Intérieure Luxe,Conduite intérieur 4et 6 places avec ou sans séparation chauffeur, Familiale Luxe,Torpédo 4 ou 6 places,Torpédo commercial, Cabriolet 2 ou 4 places Décapotable, Faux Cabriolet 2 ou 4 places,Familiale 6 places, et Taxi,et ambulance à un ou 2 brancards, Omnibus d'hôtel, Car d'excursions à 9 ou 11 places, Voiture magasin, Autopompe à incendie, Benne basculante. | + | La C 4 était disponible dans une variété de carrosseries comprenant |
| - | <br>Les C4 on été montée dans des pays étrangers comme : Angleterre, Allemagne,Italie, Belgique, Danemark | + | Berline Luxe 4 places, Conduite Intérieure Luxe,Conduite intérieur 4et 6 places avec ou sans séparation chauffeur, Familiale Luxe, Torpédo 4 ou 6 places, Torpédo commercial, Cabriolet 2 ou 4 places, |
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| - | |width=10% valign=top|mécanique | + | Décapotable, Faux Cabriolet 2 ou 4 places, Familiale 6 places, et Taxi, et ambulance à un ou 2 brancards, Omnibus d'hôtel, Car d'excursions à 9 ou 11 places, Voiture magasin, Autopompe à incendie, Benne basculante. |
| - | |width=90%|Type : AC4 ou C4, 8 ou 9CV,Moteur :4 cylindres en ligne 1628 cm3 (72x100). 30 chevaux à 3000 tr/mn. Soupapes latérales. Allumage par distributeur (delco). Refroidissement par eau avec pompe. Transmission : roues AR. Boite 3 vitesses non synchronisées et MA. Embrayage monodique à sec. Suspension : Par ressorts semi elliptiques. Amortisseurs à friction. Freins : tambours à commande par câbles avec servofrein (Westinghouse). Pneus : 13x45 | + | |
| + | Les C4 ont été montée dans des pays étrangers comme : Angleterre, Allemagne,Italie, Belgique, Danemark. | ||
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| + | Modèles précédents Citroën : B14 | ||
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| + | Modèles suivants Citroën : Rosalie 8 | ||
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| Les autres voitures des quartiers de Lestonan et de Stang-Venn : | Les autres voitures des quartiers de Lestonan et de Stang-Venn : | ||
| - | *Pour Stang-Venn, Germaine Herry témoigne : " Juste après guerre, il n’y avait qu’une seule voiture à Stang-Venn. Celle du père de Fanch Ster, le boulanger". Et Henri Le Gars précise : « C’était une Chenard et Walcker que François Le Ster, père, utilisait avant guerre pour livrer son pain ». | + | *Pour Stang-Venn, Germaine Herry témoigne : « <i>Juste après guerre, il n’y avait qu’une seule voiture à Stang-Venn. Celle du père de Fanch Ster, le boulanger</i> ». Et Henri Le Gars précise : « <i>C’était une Chenard et Walcker que François Le Ster, père, utilisait avant guerre pour livrer son pain</i> ». |
| *Pour Lestonan, la voiture Citroën de l’autre boulanger, Germain Guéguen, achetée d’occasion en 1937. | *Pour Lestonan, la voiture Citroën de l’autre boulanger, Germain Guéguen, achetée d’occasion en 1937. | ||
| *En 1936 Alain Tandé de Keranna achète une Citroën B14, et transporte des bouteilles de gaz dans son coffre arrière. | *En 1936 Alain Tandé de Keranna achète une Citroën B14, et transporte des bouteilles de gaz dans son coffre arrière. | ||
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| *Vers 1945 Letang, chef électricien, achète une voiture plus moderne, une Renault Juvaquatre. | *Vers 1945 Letang, chef électricien, achète une voiture plus moderne, une Renault Juvaquatre. | ||
| *Et enfin, une voiture achetée neuve, la Rosengart de [[Marie Blanchard (1896-1976), sage-femme|Marie Blanchard la sage-femme de Keranna]]. | *Et enfin, une voiture achetée neuve, la Rosengart de [[Marie Blanchard (1896-1976), sage-femme|Marie Blanchard la sage-femme de Keranna]]. | ||
| - | |[[Image:ChenardBis-NB.jpg|right|thumb|350px|Une Chenard et Walcker]] | + | |width=4% valign=top {{jtfy}}| |
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| + | [[Image:ChenardBis-NB.jpg|right|thumb|350px|Une Chenard et Walcker]] | ||
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| - | Notes : | ||
| - | (*) : le cambriolage du STO et le souvenir de Fanch Balès fusillé en 29 août 1944 près de Plomodiern a fait l’objet de nombreux articles sur le site GrandTerrier dont le témoignage de Jean Le Corre, le CD et plaquette « Destruction du fichier du STO » par l'Association Amicale des Anciens de la Tour d'Auvergne, des extraits du roman d’Angèle Jacq « Ils n’avaient que leurs mains », le témoignage de Catherine Peton née Balès, des cérémonies du souvenir ... | + | {|align="right" border="1" rules="all" width="870" cellpadding="4" cellspacing="0" style="clear: right; margin: 0 0 1em 1em; border: 1px solid #999; border-right-width: 2px; border-bottom-width: 2px; background-color: #f3fff3;" |
| + | |width=50%|Modèles : Chenard et Walcker <ref name=Wikipedia>Fiches de Wikipedia consacrées aux voitures des années 1930.</ref> | ||
| + | Chenard et Walcker est une ancienne marque d'automobile française créée par Ernest Chenard et Henry Walcker qui installèrent leur atelier rue de Normandie à Asnières début 1899 pour y fabriquer des cycles, des motocycles (tricycles et quadricycles) puis des moteurs et des voiturettes. | ||
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| + | La première automobile produite sort de l'usine en 1901. Si cette voiture possède encore un châssis en bois renforcé de métal, elle adopte des éléments d'un caractère plus novateur : le moteur est équipé de soupapes d'admission commandées et un essieu arrière double composé d'un essieu moteur et un essieu porteur accolés l'un derrière l'autre. Ce système sera utilisé jusqu'en 1927. | ||
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| - | </small> | + | ==Annotations== |
| + | <references/> | ||
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| | résumé=Mémoires de nos anciens gabéricois. | | résumé=Mémoires de nos anciens gabéricois. | ||
Version du 16 mai ~ mae 2012 à 20:55
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Quelles ont été les premières voitures à moteur à explosion qui ont pétaradé sur les routes gabéricoises avant, pendant et après la guerre de 1939-45 ? Telle est la question et le début d'une enquête. Celle-ci est loin d'être close et sera enrichie au fur et à mesure des témoignages. Toute information et commentaires seront les bienvenus.
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Autres lectures : « Le grand taxi populaire du casse du STO en 1944 » ¤ « François Balès (1921-1944), résistant » ¤ « JACQ Angèle - Ils n'avaient que leurs mains » ¤ « Le coup du STO raconté par Jean Le Corre » ¤ « Marie Blanchard (1896-1976), sage-femme » ¤
1 Le taxi du Bourg (1936-1950)
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Les Gabéricois ont gardé le souvenir du cambriolage des papiers du STO Dans son roman « Ils n'avaient que leurs mains », Angèle Jacq parle d'une Citroën et la décrit ainsi : « Une grosse voiture noire et carrée est arrêtée. Porte-bagages sur le hayon et galerie sur le toit, le taxi est imposant ». Jean Le Corre qui accompagnait Fanch Balès lors de l'expédition du STO témoigne quant à lui qu'il s'agissait d'une Renault Celta 4. Mais il s'est trompé, car les photos conservées dans la famille Balès l'attestent bien : il s'agit bien d'une Citroën Rosalie. Pour en savoir plus (autres photos, anecdotes ...) voir l'article qui lui est consacré : « Le grand taxi populaire du casse du STO en 1944 » ¤ |
Modèle : Citroën Rosalie [2]
La Citroën Rosalie désigne un ensemble de modèles automobiles construits par Citroën de 1932 à 1938. Au départ Rosalie faisait référence à un modèle « de course » de 8 CV qui a établi une série de records sur l'anneau de Monthléry. |
Le modèle fut commercialisé sous différentes dénominations et puissances :
Modèles précédents Citroën : C4 et C6 Modèles suivants Citroën : Traction avant |
2 La Citroën de l'usine Bolloré (1939)
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La Citroën d’Odet était conduit avant guerre par Henri Gourmelen, ex pompier de Paris et moniteur des gymnastes de la clique des Paotreds. Témoignage d'Henri Le Gars, le gendre : « Le père Gourmelen conduisant une vieille Citroën B14 des Bolloré pour les besoins de l’usine et pour faire les courses à Quimper de la grand-mère Bolloré qui notait ses commissions dans un carnet. Cette voiture pouvait transporter plus de 10 personnes, on l’appelait même le panier à salade ». |
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Modèle : Citroën B14 Le type B14 a été lancé au salon de Paris en octobre 1926. Elle devait s'appeler B13 mais André Citroën changea le nom en B14 à la dernière minute pensant que la clientèle serait méfiante du chiffre porte malheur 13. Le radiateur devient plat et son capot percé de huit fentes latérales. |
La B14 deviendra bientôt "l'increvable" et sera l'un des plus grands succès automobile de l'entre-deux-guerres. Berline, torpédo commercial, cabriolet décapotable 2 et 4 places, coach 2 portes-4 places, conduite intérieure 6 glaces, familiale 7 places. Modèles précédents Citroën : B12 Modèles suivants Citroën : C4 et C6 |
3 Les voitures de Lestonan-Odet (1935-1937)
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La voiture ci-contre est celle du boucher Pierre Rospape qui n'avait pas encore son permis, et c'est le père Gourmelen, chauffeur à l'usine, qui était le « moniteur d’auto-école ». Sur la photo, on reconnaît les personnes suivantes en majorité commerçants à Lestonan :
D'après les souvenirs d’anciens du quartier, il s'agissait soit d'une Citrôen, soit d'une Renault. Nous avons soumis la photo à Pierre Monsel, spécialiste des voitures anciennes et sa réponse est la suivante : "On voit que les jantes sont fixées avec 5 tocs. La B14 n'en n'a que 4 (ou 6 pour la B15). Si l'allure générale fait penser à une Citroën, je pencherais plutôt pour une version Torpédo de la C4 qui a succédé à la B14 au catalogue de Javel". |
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Modèle : Citroën C4 Présentée au salon de 1928 sous le nom de AC4, la C4 rappelle, par ses formes générales, la B14 à laquelle elle succède. Le châssis existe en deux empattements : Normal pour les berlines, cabriolets, et faux cabriolets et Long pour les conduites intérieures, torpédos et taxi. La C 4 était disponible dans une variété de carrosseries comprenant Berline Luxe 4 places, Conduite Intérieure Luxe,Conduite intérieur 4et 6 places avec ou sans séparation chauffeur, Familiale Luxe, Torpédo 4 ou 6 places, Torpédo commercial, Cabriolet 2 ou 4 places, |
Décapotable, Faux Cabriolet 2 ou 4 places, Familiale 6 places, et Taxi, et ambulance à un ou 2 brancards, Omnibus d'hôtel, Car d'excursions à 9 ou 11 places, Voiture magasin, Autopompe à incendie, Benne basculante. Les C4 ont été montée dans des pays étrangers comme : Angleterre, Allemagne,Italie, Belgique, Danemark. Modèles précédents Citroën : B14 Modèles suivants Citroën : Rosalie 8 |
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Les autres voitures des quartiers de Lestonan et de Stang-Venn :
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Modèles : Chenard et Walcker [2]
Chenard et Walcker est une ancienne marque d'automobile française créée par Ernest Chenard et Henry Walcker qui installèrent leur atelier rue de Normandie à Asnières début 1899 pour y fabriquer des cycles, des motocycles (tricycles et quadricycles) puis des moteurs et des voiturettes. |
La première automobile produite sort de l'usine en 1901. Si cette voiture possède encore un châssis en bois renforcé de métal, elle adopte des éléments d'un caractère plus novateur : le moteur est équipé de soupapes d'admission commandées et un essieu arrière double composé d'un essieu moteur et un essieu porteur accolés l'un derrière l'autre. Ce système sera utilisé jusqu'en 1927. |
4 Annotations
- Le cambriolage du STO et le souvenir de Fanch Balès fusillé en 29 août 1944 près de Plomodiern a fait l’objet de nombreux articles sur le site GrandTerrier dont le témoignage de Jean Le Corre, le CD et plaquette « Destruction du fichier du STO » par l'Association Amicale des Anciens de la Tour d'Auvergne, des extraits du roman d’Angèle Jacq « Ils n’avaient que leurs mains », le témoignage de Catherine Peton née Balès, des cérémonies du souvenir .. [Ref.↑]
- Fiches de Wikipedia consacrées aux voitures des années 1930. [Ref.↑ 2,0 2,1]
- Site de Jean-Pierre Lecruchon sur free.fr consacré aux voitures anciennes [Ref.↑ 3,0 3,1]
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Thème de l'article : Mémoires de nos anciens gabéricois. Date de création : Novembre 2007 Dernière modification : 16.05.2012 Avancement : |


